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*Voilà, c'est finit. Je me souviens des moindre détails de nos souvenirs. Je me souviens nos séances interminable de pansage, lorsqu' il me fouettait le visage de ses crins quand je lui brossais le ventre, ses mordillages de doigts quand j'essayais tant bien que mal se lui attacher sa muserolle & tout le reste.. Nos premiers concours désastreux, nos premiers championnats ensemble.. Ce qui me manque le plus depuis qu'il est parti ce sont nos habitudes; ses frémissages de naseaux à mon arrivée, les longues préparations à en faire fulminer Aline, ses séances plus belles chaque fois, le désellage toujours aussi long que la préparation. Ses bisous, ses morsures, ses coups de pied, ses petites oreilles pointées en avant, son regard vif. Les meilleurs souvenirs resteront ces derniers championnats ensemble pour lesquels j'ai tout donner afin de le laisser partir sans rien regretter. Il m'a tout donner le temps de deux reprises, les plus belles que l'ont ai déroulé. Mais le souvenir que je garderais à jamais est la derniere fois que j'ai passé ma jambe par dessus sa croupe pour une derniere promenade à cru. C'était le 10 juillet et il faisait un temps magnifique. Je répétais comme chaque jour les memes gestes, mais ce jour là c'était différent: c'était la derniere fois que je les ferais. C'est alors au bord des larmes que je le brossais pour la derniere fois. Et nous sommes partis. 20 min. J'ai senti pour la derniere fois la force qu'il degageait, l'amplitude impressionnante de son pas. Les larmes coulaient, coulaient et c'est à ce moment là, vraiment que j'ai réalisé que c'état fini. Le lendemain, après 6 heures de route, je l'ai remis dans le pré de ses propriétaires. Il avait l'air si paisible et j'étais si malheureuse.. Et puis après quelque minutes nous sommes reparti, c'était trop dur pour moi. On a démarré la voiture et il nous a suivit de l'autre coté de la cloture. J'ai ouvert ma fenetre pour lui dire aurevoir, aucun son n'est sorti. En arrivant le van était vide et son boxe aussi. Je suis restée assise à coté de la porte come s'il allait revenir mais j'ai bie compris que ce ne serait pas le cas. Il était tout pour moi et à ce moment là, je me suis rendue compte qu' une partie de moi était restée là bas avec lui.
Je l'aime comme personne ne peut l'imaginer.
Ca va bientôt faire 7mois qu'il est parti. Mes larmes ne cessent toujours pas de couler. Je n'y arrive plus, trop de choses ont changé. Chaque jours, il me manque un peu plus, chaque jour j'oublie un peu plus tous les détails de notre histoire. Alors je ne veux pas aller mieux, parce que si aller mieux c'est oublier je m'en voudrais toute ma vie. Je n'arrive pas à le remplacer, je n'arrive plus à prendre plaisir à monter. La preuve, avec lui je n'aurais jamais arrêté. Je n'aurais jamais cru que ce serait si difficile de le laisser partir. Je ne lui ai pas dit aurevoir comme je l'aurais voulu, je n'ai pas fait mon deuil et ne parviens pas à le faire. Je garde tous les détails de notre dernière journée ensemble. Son regard, ses manies, sa force. Je l'ai aimé comme jamais je n'ai aimé quelqu'un et comme je n'aimerais jamais plus. Il a été mes jours et mes nuits, mes larmes et mes rires pendant deux ans. Je ne pourrais jamais oublier tout ce qu'il a fait pour moi. Je l'aime à en crever.
Il était l'Histoire de ma Vie.
J'aurais aimer tenir ta main un peu plus longtemps,
J'aurais aimer que mon chagrin ne dure qu'un instant
On a dit qu'il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire..
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